Outil : Brainstorming

 

 

Utilisée en conduite de réunion et en créativité, cette technique s’applique également en stage. Elle peut se faire soit en grand groupe, l’activité heuristique n’est alors animée par le formateur, soit en sous-groupes dans le cadre de l’exercice des représentations ou de tout autre exercice de découverte.

 

 

Qu’est-ce que c’est ?

Le brainstorming permet à chacun de s’exprimer sans jugement, ni classement sur un thème donné. Le résultat en est une banque d’informations qui pourront ensuite être utilisées. Le principe est la création d’idées nouvelles par la friction des idées entre elles: le « remue-méninges ».

 

Pour quoi faire ?

Le brainstorming est avant tout une activité ludique qui permet de lever des inhibitions. Cela permet en outre de produire dès idées qui seront ensuite utilisées par le formateur.

Le brainstorming détend, libère les esprits des participants de programmations figées, les aide à sortir de leur cadre de référence et à s’ouvrir. Après un brainstorming, le climat d’un stage est souvent plus détendu. Les participants se parlent, se confient, changent l’idée qu’ils ont les uns des autres. Issue du courant humaniste, cette technique sert presque plus à gérer et à améliorer le relationnel dans le groupe qu’à atteindre les objectifs pédagogiques lorsqu’elle est utilisée en stage.

 

Quand ?

Cet exercice peut se faire en début de module, dans le cadre d’une activité heuristique, ou à un moment où le groupe connaît soit un problème relationnel, soit une diminution de sa motivation.

 

Comment le lancer ?

Lorsqu’on utilise le brainstorming dans des sous-groupes, on effectue un lancement classique de sous-groupes et on explique aux rapporteurs les règles du jeu qu’ils doivent suivre, comme ci-après. Lorsqu’on utilise le brainstorming en séance plénière on le lance comme suit :

 

Annoncer l’exercice et son objectif : « Nous allons faire un,brainstorming, ou remue-méninges, c’est à.dire lancer un maximum d’idées pour répondre à la question qui suit. Ces idées vont nous servir pour résoudre le problème X » (ou « comprendre ce qui est facile/difficile dans… » ou « dresser la liste de… » ou « faire le point sur ce que nous connaissons comme… »).

 

Annoncer la durée : « Nous allons faire cet exercice pendant vingt minutes environ. »

 

Annoncer la suite : « Quand nous aurons recueilli le maximum d’idées, nous les classerons selon certains critères puis nous les utiliserons pour présenter la technique… »

 

Préciser le rôle du formateur dans cet exercice : « Je serai là comme scribe afin de noter toutes les idées que vous avez et faire respecter les règles du jeu. » Éventuellement, se faire aider par un participant qui sera également scribe.

Il est important de disposer d’au moins deux tableaux de papier pour cela.

 

Donner les règles du jeu et les écrire au tableau de papier : ces règles du jeu sont essentielles.

Les voici :

  • Chacun donne ses idées en vrac comme ça lui vient
  • On ne juge ni ne classe les idées émises
  • On peut donner les idées dans .le désordre
  • L’idée de l’un peut faire jaillir l’idée de l’autre

 

Poser une question ouverte et la noter au tableau de papier. Quelques exemples : À quoi peut servir un ordinateur ? « , Quelles règles de grammaire anglaise connaissez-vous ? Pourquoi faut-il vendre ? Quels types d’objections connaissez-vous ? Comment motiver le personnel de l’usine à adopter un comportement qualité ? Qu’attendez-vous de votre manager ? …

 

Comment le gérer ?

Noter au tableau de papier tous les termes qui sont dits, sans jugement interprétation ni classement. Les dire tout haut en même temps qu’on les écrit. Aller très vite. ­

 

Si les idées diminuent, se diriger vers le groupe, regarder les participants en s’approchant d’eux et reposer la question. Au besoin relire tout haut les termes écrits au tableau mais éviter absolument de suggérer des mots au groupe, ce serait casser .instantanément le flux des idées et le groupe le ressentirait comme un non-respect des règles du jeu et une tentative d’influence.

 

Comment le conclure ?

La phase la plus délicate du brainstorming est la synthèse. Il est bon d’ailleurs de faire une pause après le brainstorming pour casser le rythme avant la synthèse. Celle-ci met en effet en œuvre une démarche totalement différente de celle du brainstorming: l’une réduit, classe et range, l’autre ouvre la porte à une expression sans contrôle. ­

 

Pour effectuer la synthèse, le formateur :

  • propose un ou des critères de sélection objectifs et indiscutables au groupe. Il faut absolument éviter tout critère subjectif. Le formateur demande l’avis du groupe sur ces critères.
  • passe en revue tous les termes écrits et barre ceux qui ne correspondent pas aux critères. Afin d’impliquer le groupe, il est utile de faire cette énumération à voix haute et de faire participer le groupe.
  • propose un critère de classement en prenant les mêmes précautions que pour le critère de sélection.
  • classe les idées restantes selon ces critères en utilisant par exemple des feutres de couleur.
  • lance le groupe sur une autre activité en utilisant comme matière première la synthèse du brainstorming.

 

Ainsi, en respectant la progression pédagogique, un brainstorming est suivi d’une activité démonstrative. Le formateur va s’attacher à une des familles d’idées et faire un exposé technique à son propos.

 

Cet exposé sera logiquement suivi d’un exercice d’application.

 

 

Sources : « les outils d’excellence du formateur » Sophie Courau

 

 

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